Cet article est rédigé en deux langues (une fois n'est pas coutume), histoire que tous le monde en profite.
Este articulo esta escrito en dos idiomas (una ves no es de costumbre), para que toda la gente pueda aprovechar. (ver mas abajo)
L'idée de départ.
Nous sommes de retour dans la jungle, après une petite escapade au Perù. L'appel de la nature et l'envie de passer plusieurs semaines perdus au milieu de la forêt, la grande, la mythique, la forêt amazonienne.
Au programme, filer un coup de main à un organisme de protection de la nature, qui se finance en partie avec le tourisme. Avec à sa tête la têtue Rosamaria, qui a passé sa vie à essayer de protéger la richesse de l'Amazonie et particulièrement la partie bolivienne. Elle a participé à la création du parc Madidi, il y a une trentaine d'années, qui a été récupéré par un consortium mafieux composé d'une poignée de politiciens corrompus, de marchands de bois précieux, de narcotrafiquants et de petits coupeurs d'arbres exploités. Cette réserve est apparemment une zone de non droit, une de plus, où les gardes forestiers filtrent les entrées et sorties de toutes sorties de trafics, sous le couvert d'un tourisme de protection de l'environnement.
La dérangeante Rosamaria, bien sûr interdite sur la réserve Madidi, s'est rabattue, malgré les bâtons dans les roues des différentes administrations, le pillage et le passage au feu de ses battisses d'accueil, sa tête mise à prix, a fini par trouver un soutien international, dont celui du National Géographique, France3 ainsi que des fonds privés pour devenir propriétaire d'un lopin de forêt, à la lisière du Madidi. Cette notoriété lui permet de rester en vie et de pouvoir enfin espérer faire de la conservation.
Fouler la litière de cette forêt primaire, côtoyer les gens qui vivent du bois (ou plutôt qui boivent les bénéfices), les maires corrompus, les communautés partagées entre un profit faible mais immédiat et la notion luxueuse de la conservation, de la pérennité de la forêt, et les touristes qui sont là seulement pour faire leurs malins en rentrant dans leur pénates et se vanter d'avoir péché un piranha et mis un anaconda nain autour de leur cou...
On va y faire quelques meubles, un jardin potager (30 variétés) et une pépinière de reforestation avec bien sûr un peu de traduction pour les touristes qui ne callent pas un seul mot de castellano.
Après quelques mises au point pratiques avec le bureau de
la Paz , les 20 h de bus mythiques des hauts plateaux à la jungle (voir l'article: un bol d'air en Amazonie) et encore 3 h de barque à moteur sur le rio Beni, nous voila enfin sur le site.
Petit constat à mettre le moral dans les chaussettes.
Il ne faut surtout pas s'imaginer que la richesse de l'Amazonie ce soit ses différents bois, aussi précieux soient-ils. Il faut plutôt le voir comme un sous-produit! Parce que e n'est pas ce qui a sur la terre qui rapporte le plus, mais ce qu'il y a dessous. On peut nommer la bête noire de l¡homme ou plutôt la boite de Pandore, bien sûr le pétrole, vecteur de paix indéniable au sein e l'humanité. Mais il y a aussi l'or, fléau écologique quand on sait qu'ils utilisent du mercure en quantité industrielle pour l'extraire, pour finir entre autre en bague de fiançailles ou gourmette de mauvais goût!
Pour l'investigation de ces aires d'exploitation, le bois de la forêt amazonienne est bien plus gênant qu'intéressant et c'est pour cette raison que des zones entières partent en fumée. C'est des écosystèmes entiers, des arbres avec 500 ans de mémoire qui disparaissent à jamais parce que malgré les idées reçues, la forêt amazonienne ne peut pas renaître de ses cendres ou difficilement.
Et si ce n'est pas pour le pétrole et l'or qu'ils déboisent, c'est pour y faire de l'élevage de vaches qui broutent des patûres semées, faites d'espèces importées ultras compétitives et donc invasives face aux espèces indigènes. Dans les zones reculées et inaccessibles, fief des narcotrafiquants, c'est la coca qu'ils plantent et des labos de fortunes, c'est la cocaïne qui en sort, direction les pays amateurs: les nôtres!
Mais qui sont ces "ils", gangrènes d'un pays et même au delà des frontières. Si l'on part du bas de la chaîne, il y a d’abord certains habitants des communautés, intéressés pas le profit immédiat de quelques abattages, profit qui se transforme bien souvent en alcool. Celui qui possède sa propre tronçonneuse gagne 70 boliviens/jour, son aide 40 bs/j et la cuisinière qui leur fait la popote sur le site 10 bs/j. La conversion en euro est aisée car il suffit de diviser par 10. Pour donner un ordre d'idée du pouvoir d'achat, un poulet coûte 40 bs et une bouteille de bière (650ml) coûte 8,50 bs.
Ces modestes acteurs ne sont pas pour le moins inefficaces. L'appât du gain, même s'il reste faible, fait que c'est sous la lame de leur tronçonneuse que les arbres tombent. Comment les convaincre de cette notion luxueuse qu'est le concept de conservation des ressources naturelles, que préserver les jaguars, les tortues, les arbres est une richesse pour leur futur. Et quand tu pose la question, ils te répondent avec une logique certaine: "c'est bien joli de faire des réserves naturelles, mais aucun boulot n'a été crée et les communautés qui vivent dedans, comment font-elles pour faire un peu d'argent pour payer tous les produits venant de l'extérieur (gazoline, outils...) ainsi que l'école de leurs enfants..." Et c'est pour cette raison qu'une entreprise pétrolifère va ouvrir ses portes au sein même du parc Madidi, avec l'appui de la population qui cherche désespérément du travail. Ça parait complètement surréaliste mais c'est ainsi... Ils leurs proposent un salaire d'environ 300 euros/mois (pour le moins attractif). Ce projet est géré en haut lieu par le préfet très à droite de
La Paz , José Luis Paredes, ennemi juré d'Evo Morales, celui qui voulait être calife à la place du calife. La gangrène c'est tous ces politiciens corrompus qu'ils soit préfet ou simplement maire de petites localités (entre autres le fameux Lucho Alipa, voir l'article: un bol d'air en Amazonie) qui profitent de l'isolement de certaines zones pour régner sans légitimité, magouiller et exploiter du pétrole aux yeux de tous dans une réserve naturelle. Evo Morales, au courant de cette histoire y a fait poster quelques militaires dans l'espoir de limiter les investigations pétrolifères... Mais la forêt amazonienne reste un problème de second lieu, car
la Bolivie est en bouleversement total, rédaction d'une nouvelle constitution pour, entre autre, donner plus de poids à toutes les communautés, environ une quarantaine, créer un système fédéral, changer le processus électoral sénatorial, pour limiter l'achat de voies, des mesures drastiques contre les pollueurs, l'interdiction des OGM sur le territoire national et lutter contre cette inflation crée de toute pièce par l’opposition qui limitent leur investissements et par les médias de ces derniers (ATB, Télépais) qui attisent la peur de la crise chez «
la Bolivie d’en Bas »...
Pour en revenir à notre fameux poumon, l’alternative valable à ce manque d’emplois du à la création de parcs, vient le beau, le grand concept de l’écotourisme, qui se veut être une forme de tourisme respectant l’environnement. De ce filon, plusieurs dizaines de ces agences ont fleuries dans le petit village de Rurre. Le seul constat que l’on peut faire, c’est que ce n’est qu’une manne à pognon, que pour au minimum 30$/j, tu vas déranger les anacondas amorphes pour te les mettre autour du cou, pécher des piranhas ou crocodile, tout en balançant les poubelles à même la nature… Et de cette industrie, c’est des centaines de touristes qui sont brassés par semaine.
Une chance, de ce côté-là, l’organisme dans lequel nous nous trouvions Madidi Travel avait au moins le mérite de respecter les clauses de base de la conservation : limiter les groupes, gérer les déchets, interdire les pêches dans les lacs pendant les périodes d’accouplement, de ponte. Mais le détail sur lequel j’aimerai mettre le doigt est que ces organismes qui se veulent faire de la protection et qui brassent de l’argent (jusqu’à 60$/j/pers) ne payent même pas mieux leurs employés, malgré l’éloignement. Et ceux-ci en arrivent à la conclusion que c’est plus intéressant de couper des arbres ou extraire de l’or que de travailler pour le tourisme. Parce que c’est là que l’écotourisme peut faire de la conservation, en exerçant une pression sur les salaires (et ils le peuvent) et rendre beaucoup plus intéressant le fait travailler pour le tourisme que pour des agences pétrolifères, des coupeurs de bois et autres trafiques…
Un séjour pour le moins écourté.
Notre arrivée au coeur de la jungle portait toutes les prémices d’un séjour pour le moins grisant, mêlé de ce sentiment d’éloignement total, relié à la civilisation par seulement une radio caractérielle et une pirogue à moteur ; et de contact intime avec cette Amazonie, celle des rêves d’enfant, grouillante de vie de toutes tailles, de toutes formes. Il faut s’imaginer dans un zoo avec autour de soi des colonies de singes, d’oiseaux, d’insectes déambulants entre ces arbres gigantesques, mais avec la différence près que la bête étrange c’est toi ! Ce sont tous ces bruits, ces cris, tous ces regards voyeurs de milles yeux qui se posent bien des questions sur ces singes bizarres que nous sommes, toujours vêtus de vêtements sportwear ridicules, empestant le répulsif à moustique à plusieurs centaines de mètres à la ronde et se déplaçant sans but en colonne sur les sentiers. Peut-être nous surnomment ils les singes-fourmis!
Le travail sur place s’annonçait plutôt sous de bons hospices, le moteur diesel de l’atelier de menuiserie étant toujours hors service, c’est un grand rangement et nettoyage qui a débuté. Pour le jardin, rien, pas de terrain, ou plutôt un hypothétique de l’autre côté du lac… On a donc filé un coup de main en cuisine, intendance et pas des moindres, car les premiers jours la coordinatrice, la cuisinière ainsi que l’aide cuisine avaient mis les bouts! Mais bon, tout ça dans une très bonne ambiance, très bon feeling avec les travailleurs restés sur place, les guides, porteur, traductrices…
Mais tout changeât radicalement dès que Rosamaria venue de
La Paz , débarqua à Serere. La sympathique révolutionnaire que nous connaissions se trouva radicalement changée pour arborer plutôt le masque d’une Révérende Mère! Les discutions sur la lutte pour l’écologie, pour la consommation de feuilles de coca, des peuples indigènes disparurent subitement pour ne laisser place qu’à des remarques désobligeantes digne d’un petit chef despote. On est bien resté deux semaines, en se disant que c’était peut-être passager, on a cherché à prendre un moment pour discuter, histoire de savoir ! Rien, seulement un refus, un façon de se dérober, d’éviter le dialogue. Notre patience mise à rude épreuve, le sang à fini par nous monter à la tête, on à fait nos sacs à la hâte et on a pris la prochaine pirogue.
Bien regrettable conclusion. On pourrait penser que la venue de volontaires, organisée depuis déjà deux mois, qui viennent développer des secteurs et donner de leur temps et quand même un peu de leurs connaissances (même si elles restent encore légères), peut solliciter chez l’hôte si ce n’est pas de la joie, au moins un peu d’empathie! Son profond irrespect a fait que l’on lui a filé entre les doigts et elle qui devait penser qu’elle perdait au change en notre présence, a bien plus perdu à nous voir partir : pas de jardins, pas de meubles, pas de traductions, sachant que ce qu’on lui coûtait peut se résumer par deux assiettes de plus par repas, ah la belle affaire !!! Son attitude reste encore une énigme. Est elle seulement lunatique avec un fort penchant pour la misanthropie, à t-elle des secrets à cacher…
Voilà le constat, pour le moins pessimiste que l’on a pu faire après environ un mois sur place. Cette forêt si vivante et si riche est bien fragile, face aux intérêts de l’homme. Et c’est avec un sacré pincement au cœur que l’on est partit en se disant que ce que l’on avait pu voir de cette beauté sauvage, de cette réserve de biodiversité allait inexorablement disparaître et dans peu de temps. A l’heure actuelle, la forêt amazonienne primitive n’existe pratiquement plus, à l’exception d’endroit pour le moment quasi inaccessible comme en Equateur, à la frontière entre Pérou et Brésil et là où nous nous trouvions.
Un coup de gueule en appelle un autre, à vos plumes de péroquets...
Idea inicial.
Estamos de vuelta en la selva, después de un viajecito en el Perú. La llamada de la naturaleza y el deseo de permanecer varias semanas perdidos en medio del bosque, la grande, la mítica selva amazónica.
Al programa, ayudar un organismo de protección de la naturaleza que se financia en parte con el turismo. A la cabeza de ese, la dura Rosamaria Ruiz, que pasó su vida intentando proteger la riqueza de
la Amazonia y particularmente del lado boliviano. Hace 30 años, participó a la creación del Parque Madidi, que fue recuperado por un grupo mafioso compuesto de una puñalada de políticos corruptos, de negociantes en madera rara, de narcotraficantes y pequeños cortadores de árboles explotados. Esta reserva parece ser una zona sin leyes, una más, en donde los guardias forestales filtran las entradas y salidas de todo tipo de tráficos, protegidos por la idea de un turismo de conservación del medio ambiente.
La molestosa Rosamaria , por supuesto de entrada prohibida en la reserva Madidi, a pesar de las malas intenciones de las varias administraciones locales, sus edificios de acogida pillados y quemados, terminó por encontrar un apoyo internacional, del Nacional Geographic y France 3 (canal de tv francés), tanto como de fondos privados, para volverse propietaria de un pedazo de bosque al ladito del Madidi. Esta notoriedad le permitió seguir viva (la buscaban matadores contratados por políticos locales corruptos) y por fin, poder esperar hacer conservación.
Caminar en la selva primaria, juntarse con la gente viviendo de la madera, con alcaldes corruptos, con comunidades hesitando entre un pequeño beneficio inmediato y la noción lujosa de conservación y perennidad del bosque; y los turistas que están allí solamente para contar luego que han pescado una piraña o cargado una anaconda enano en los hombros.
Vamos a hacer algunos mueblas, tanto como una huerta (30 variedades) y un vivero de reforestación, y a veces traducciones para turistas que no captan ni una palabra de castellano.
Después de algunos arreglos prácticos en la oficina de
La Paz , las 20 horas míticas de bus del altiplano a la selva (ver artículo “un bon bol d’air en Amazoníe”), agregándole 3 horas de bote en el Rio Beni, ya estamos en
la Reserva de Serere.
Analisis para "poner el moral en los calcetines".
No se imaginan que la riqueza de Amazonia esta en sus diferentes maderas, aunque muy raras y preciosas. Deberían verlas como productos segundarios. Porque no se gana más con lo que se encuentra sobre la tierra sino con lo que se encuentra debajo de esa. Podemos llamarlo el bicho negro del hombre, o más bien la caja de Pandora: claro, el petróleo, vector innegable de paz para la humanidad. Pero también se encuentra oro, plaga ecológica cuando se sabe que usan mercurio en cantidades industriales para extraerlo, y eso para terminar en anillo de compromiso u otras joyas de mal gusto.
Para investigar estas áreas de explotación, los árboles del bosque amazónico son más molestosos que interesantes y es por eso mismo que zonas enteras terminan en humo. Son ecosistemas enteros, árboles de 500 años de memoria, que desaparecen para siempre, porque al contrario de lo que podrían pensar, el bosque no puede renacer de sus cenizas.
Y si no es para el petróleo o el oro que queman árboles, es para ganadería que pastan prados sembrados, hechas de especies importadas ultra-competitivas e invasivas frente a las especies indígenas. En las zonas perdidas e inaccesibles, nido de narcotraficantes, siembran coca y laboratorios baratos para que salga de allí cocaína, con destino a países solicitantes: los nuestros!
Pero quienes son esos, gangrena de un país y más allá de las fronteras. Si empezamos por la parte baja de la cadena, son unos habitantes de comunidades, interesados por el beneficio inmediato de algunos sacrificios de árboles, beneficio que se gasta la mayoría de las veces en alcohol. El que tiene una motosierra gana 70 bolivianos por día, su ayudante 40 bs y la cocinera 10. La conversión en euro es muy sencilla ya que se divide por 10. Para darles una idea del poder adquisitivo, un pollo cuesta 40 bolivianos y una botella de cerveza (650 ml) cuesta 8.50 bolivianos.
Esos humildes protagonistas no están por lo menos ineficaces. El afán de lucro, aunque bajo, hace que es bajo las cuchillas de sus motosierras que caen los árboles. Como convencerlos que la noción lujosa de conservación de los recursos naturales, la preservación de los jaguares, las tortugas, y los árboles, es una riqueza para su futuro. Y cuando preguntas, te contestan con una lógica cierta: “Es muy bonito hacer reservas naturales, pero ningún trabajo se crea y las comunidades que viven allí, como hacen para ganar un poco de dinero para pagar los productos exteriores (gasolina, herramientas…) tanto como la escuela de los hijos….” Y es por eso mismo que una empresa petrolífera esta a punto de abrir sus puertas en el seno del Madidi, con el apoyo de la población que busca trabajo desesperadamente. Eso parece totalmente surrealista pero así es…Les proponen un sueldo de más o menos 300 euros por mes (muy atractivo!). Este proyecto es administrado en alto lugar por el muy derechista prefecto de
La Paz , José Luis Paredes, enemigo de Evo Morales, La gangrena es todos esos políticos corruptos que sean prefectos o solamente alcaldes de pequeñas localidades (entre otros el famoso Lucho Alipa, ver articulo “Un bon bol d’air en Amazonie”) que se aprovechan del aislamiento de algunas zonas para reinar sin legitimidad y explotar el petróleo a la vista de todos en una reserva natural. Evo Morales, a la corriente de esta historia, puso algunos militares con la esperanza de limitar las investigaciones petrolíferas….Pero el bosque amazónico sigue siendo un problema de importancia segunda, porque Bolivia esta en convulsión : redactar una nueva constitución para dar más peso a todas las comunidades, mas o menos 40, crear un nuevo sistema federal, cambiar el proceso electoral de los senadores para evitar la corrupción de votos, adoptar medidas drásticas en contra de los agentes , prohibición de OMG (organismos modificados genéticamente) en el territorio nacional, y luchar contra esa inflación creada por la oposición que limitan sus inversiones y por los medias controlados por esos (ATB, Telepaís) que acentúan el medio de la crisis en “
la Bolivia de abajo”…
Para volver a nuestro pulmón, la alternativa posible a esa falta de empleos debida a la creación del parque, aparece el bonito, el grande concepto de ecoturismo. De esa idea, varias decenas de agencias han florecido en el pueblo de Rurrenabaque. El único análisis que se puede hacer, es que es una cesta de pasta, que para mínimo 30 US$ por día, vas a molestar las anacondas sin fuerzas para cargártelos en los hombros, pescar pirañas o caimanes, botando tu basura en la naturaleza…Y de esa industria, son centenares de turistas que pasan por semana.
Una suerte para nosotros, el organismo en el cual estábamos tenía el merito de respetar las cláusulas básicas de la conservación: limitar el numero de personas por grupo, gestionar los desechos, prohibir la pesca en los lagos durante el periodo de reproducción y de puesta. Pero el detalle que me gustaría sobrellevar es que esos organismos que quieren hacer protección del medio ambiente y ganan bastante dinero (hasta 60 US$/día/persona) no pagan mejor sueldo a sus empleados, a pesar del aislamiento. Y esos llegan a la conclusión que es mas interesante cortar árboles o extraer oro que de trabajar para el turismo. Porque es en ese punto que el turismo puede hacer conservación, ejerciendo una presión en los salarios (y pueden hacerlo) y así, volviendo mucho más interesante el hecho de trabajar para el turismo que para agencias petrolíferas, cortar arbolas u otro tipos de tráficos…
Una estancia acortada.
Nuestra llegada en medio de la selva nos anunciaba una estancia embriagadora, mezclada con un sentimiento de aislamiento total, conectados con la civilización con una única radio defectuosa y un bote con motor ; y el contacto intimo con esta Amazonía, la de los sueños infantiles, hormigueante de vidas de todos tamaños, de todas formas. Hay que imaginarse en un zoológico con colonias de monos, de pájaros, insectos deambulando entre esos árboles gigantescos, pero con la diferencia que el bicho extraño eres TU! Son todos esos ruidos, esos gritos, todas esas miradas insistentes de mil de ojos que se plantean cuestiones sobre esos monos raros que somos, siempre vestidos de ropa sportwear ridícula, apestando a repelente a cientos de metros alrededor y moviéndose sin objetivo en fila en las sendas. Quizá nos dieron el apodo de monos-hormiga!
El trabajo se anunciaba bien, el motor diesel del taller de carpintería siguiendo fuera de servicio, empezamos con una gran limpieza. Para la huerta, nada, no hay chaco o quizás un hipotético del otro lado del lago…Ayudamos en cocina, intendencia y no de las más malas, porque los primeros días se fue la coordinadora, la cocinera Y la ayudante de cocina ! Pero bueno, todo eso en un buen ambiente, nos llevamos muy bien con los trabajadores, los guías, traductoras…
Pero cambió del todo cuando llegó Rosamaria en Serere desde
La Paz. La simpática revolucionaria que conocimos cambió radicalmente para enarbolar la mascara de una mala madre! Las conversas sobre la lucha ecológica, para el consumo de hojas de coca (La coca no es cocaína) o sobre las comunidades indígenas desaparecieron repentinamente para dar espacio a observaciones descorteses dignas de un jefe despótico. Nos quedamos dos semanas, pensando que era por razones pasajeras, intentamos tomar un momento para hablarlo con ella, para saber! Nada, solamente rechazos, una manera de ocultarse, evitar el dialogo. Nuestra paciencia, puesta a dura prueba, la sangre terminó por subir a la cabeza, hicimos nuestras mochilas y nos fuimos en el siguiente bote.
Deplorable conclusión. Podríamos pensar que la llegada de voluntarios, organizada desde ya dos meses, que vienen a desarrollar sectores y dar de su tiempo y de sus conocimientos (aunque todavía no son tantos), debería provocar en el huésped si no es alegría, por lo menos un poco de simpatía!
Su profunda falta de respeto fue que se le caímos de las manos. Ella que pensaba seguramente que aprovechábamos de elle, ha perdido más viéndonos salir: no habrá huerta, tampoco muebles, ni traducciones, sabiendo que lo que le costábamos puede resumirse en dos platos más! Que buen negocio! Su actitud sigue siendo un enigma. Es solamente lunática con un lado misántropo, tendrá algunos secretos que quiere ocultar….
Eso es el análisis por lo menos pesimista que pudimos hacer después de casi un mes en esa región. Ese bosque tan vivo y con tanta riqueza es muy frágil frente a los intereses de los hombres. Y es con un doloroso pellizco al corazón que nos fuimos de allí, pensando que lo que vimos de esa belleza salvaje, de esa reserva de biodiversidad va a desaparecer inexorablemente y eso, dentro de poco tiempo. Actualmente, la selva amazónica primitiva casi ya no existe, con excepción lugares casi inaccesibles como en Ecuador, a la frontera entre Perú y Brasil y en donde estuvimos.
Sus reacciones, comentarios o ideas son los bienvenidos en ese blog para quizás poder encontrar una solución a la muerte prematura del pulmón de la tierra. Gracias por habernos leído y esperemos poder traducir más artículos en el futuro.